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Les grands voyages de l‘humanité ou l’histoire des migrations

par C. Moyon

Salut à toi, voyageur du temps, arpenteur de l’histoire et curieux des cultures humaines,

Voici un documentaire en trois épisodes qui mêle archéologie, histoire, linguistique, génétique et principe de l’évolution. Un ensemble de disciplines qui nous aident à reconstituer les migrations des différents groupes d’Homo sapiens.

Les premières migrations débutent il y a environ soixante mille ans. Poussé par la faim et la curiosité, un groupe d’Homo sapiens part alors explorer ce qui se trouve au-delà du continent africain. Se déplaçant à pied et en radeau, en suivant parfois des troupeaux d’animaux, l’homme moderne peuple peu à peu les cinq continents.

Les premiers villages voient le jour, et leurs habitants commencent à cultiver la terre et à domestiquer les animaux. Au troisième millénaire avant J.-C., la découverte du bronze resserre les liens entre Eurasiens, qui doivent œuvrer de concert à établir de nouvelles routes commerciales. Puis l’Empire romain naît sur les rives de la Méditerranée.

Au fil des siècles, il ne cesse d’étendre son influence. Des dizaines de milliers de personnes s’y établissent ou y sont déportées comme esclaves. Rome est alors la ville la plus multiculturelle au monde. Mais l’arrivée des Huns en Europe orientale, à la fin du IVe siècle, vient bouleverser cet état de fait et marque le début d’une nouvelle ère : celle des grandes invasions.

La découverte de l’Amérique par Christophe Colomb et l’apparition d’empires coloniaux transforment l’existence de la majeure partie des 400 millions d’humains qui peuplent la terre à la fin du XVe siècle.

Partout où ils s’installent, opprimant et décimant les autochtones, les Européens propagent le christianisme, mais implantent aussi de nouveaux végétaux, animaux et microbes. Le bilan est désastreux : en un siècle, 98 millions des 100 millions d’Amérindiens précolombiens mourront, principalement de maladies contre lesquelles ils n’étaient pas immunisés.

Pour remplacer cette main-d’œuvre bon marché, plus de 12 millions d’esclaves africains sont déportés vers le Nouveau Monde. Un tiers d’entre eux succombe pendant le voyage. Au début du XVIIe siècle, l’expansion se poursuit vers l’est avec la fondation de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, qui emploie près d’un million de jeunes Européens dans ce qui deviendra plus tard l’Indonésie.

Au XIXe siècle, l’innovation technique et la révolution industrielle propulsent le monde dans une nouvelle configuration : celle des migrations de masse.

Alors que le chemin de fer réduit sensiblement la durée des trajets, le bateau à vapeur permet désormais même aux moins aisés de traverser les océans. Pour échapper à la pauvreté et à la famine, 50 millions d’Européens quittent le Vieux Continent à la recherche d’une vie meilleure. Parallèlement, des lois sur l’immigration sont adoptées, des frontières et des autorités en charge de leur surveillance instituées, et le nationalisme gagne du terrain.

Aujourd’hui, alors que des millions de personnes quittent leur pays pour survivre ou pour tenter de donner un avenir à leurs enfants, la gestion internationale des migrations, que certains préconisent pour humaniser le processus, reste insuffisante.

Bon visionnage,
Scientifiquement vôtre,
M. mOyOn


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